- BY Luke Johnson
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Cependant, il semble opportun de prendre moyen du detour, ainsi, affirmer en parallele a l’initiative des questions comme le travail, la visibilite, la liberte.
Telle une perspective invisible, des regards se dirigent en un point nevralgique, le travail. Comme si la vision de l’espace et le sens de nos vies avaient ete retourne a J’ai gorge, lentement mais surement, par ce mot. Avoir ou jamais une activite dans une societe d’economie neoliberale est une source de souffrance parce que la ti?che est devenu le mot de la grande entreprise gestionnaire des corps et des esprits. Une firme comptable qu’elle soit publique ou privee, qui organise ouvertement ou insidieusement les maltraitances en son unique faveur, profits et reductions de droits en tout genre compris. Nul besoin d’insister via la consequence, un champ de vision semblable a des vies : etrique, borne, asphyxie.
Par un effet de loupe, la pandemie exacerbe ce qui etait a peine voile, la fragilite d’un systeme qui avoue ses tragiques dependances, sa violence, et J’ai brutalite de gouvernants qui n’ont de cesse de nous replonger dans « l’urgence », autre mot qui va si bien a la vitesse deletere un moment dit « d’avant », et cela signifie qu’on y est toujours.
Notre dignite pourrait etre d’arreter les florileges sur le temps « d’apres », moins pour garder raison que refuser de relancer des projets d’avenir dont on ne sait jamais de quoi il peut etre fait. Toujours les effets de manches des discours ainsi que la communication, or votre n’est gui?re parce qu’on l’a devoile qu’on le fait, lapalissade qui vaut plus qu’un mensonge.
Ce virus nous donne du temps, puisqu’il contamine le temps des vitesses sur lequel s’est edifie l’entreprise comptable d’une ideologie totalisante, avec le effet rouleau-compresseur qui laisse derriere lui defaitisme ou revolte. Cet organisme vivant dont la force invisible fera plonger des societes entieres dans un desastre economique et social, pire que J’ai fond qu’il seme, dit combien notre defaut de structure est celui d’une temporalite inadaptee aux corps et a l’esprit de ceux qui travaillent, dont la finance, qui s’arrange de tout, parait forcement immune. Ce virus, comme bien le regne du vivant avis sur fatflirt, demande qu’on procede avec 1 autre temps libre. Temps il est vrai propice a laisser resurgir rivalite, concurrence et vitesse, votre vaccin ! votre vaccin ! quand le HIV attend toujours le sien. En contaminant le temps, il nous somme d’etre la ou nous ne sommes jamais, ainsi, depuis si longtemps, au present qui nous manque et sa duree. Moyen du virus c’est 1 temps libre contre le progres, c’est aussi moyen de nous desenchainer au lieu de nous dechainer contre l’orientation flagrante du tout-controle securitaire et sanitaire. Car se dechainer prouve seulement combien les chaines paraissent a nos pieds, ainsi, puisque n’importe qui – ou limite – en connait le poids, apres avoir perdu trop de temps libre a lutter, Il semble temps libre d’ouvrir de nouveaux chemins. La reponse ne serait-elle pas ailleurs et exactement a l’endroit ou ca lutte : du cote de l’appetit de vivre.
Preuve des chaines de notre temps ainsi que la semantique, l’urgence se decline en « etat d’urgence », en « service des urgences », en « urgence economique », rien d’autre qu’une organisation technocratique des fins : politique, life, agence.
Le vivant, c’est-a-dire nous, en est asphyxie, maintenu qu’il est par la menace globale des autocraties. Mais qui voudrait d’un ordre de mort, d’une organisation des fins devenue ensemble carotte et baton, d’une mecanique de normalisation entre des luttes sans fin enterrees, d’un particularisme des droits dans une societe qui se targue d’egalite, d’un capitalisme virtuel pour que domicile de demain devienne l’avenir d’une prison. L’ordre de mort, qui n’est nullement l’action du virus, veut balayer le vrai qui est deja pour partie sous la moquette. Mais un tapis ca se secoue. Le chaos est une chance, et a ce compte un virus pourra aussi etre notre miracle. Parce que le reel, d’une incessante mobilite, est l’experience de la resistance, le chaos doit s’ordonner d’apres un fatras de vivants qui resistent aux representations d’une realite, representations des revolutions passees comprises. On doit secouer le tapis parce que le vrai de nos vies est la, mais ecrase, affame. Ce fatras reste proprement, une liberte des alternatives, des cooperations, ainsi, Notre responsabilite du sens apportee a toutes les gestes inventes.